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samedi 28 octobre 2017
PAROLES DE DIPLÔMÉS !

INTERVIEW DE CLÉMENT, ANCIEN DIPLÔMÉ DE L’IUT D’ANNECY ET CRÉATEUR D’ENTREPRISE 

Bonjour Clément,

– Pourriez-vous vous présenter en quelques mots svp ?

Je m’appelle Clément, j’ai 23 ans, et après différentes expériences dans différents domaines je me suis tourné vers le monde du textile et de l’outdoor, milieux qui me passionnent !

– Quel a été votre parcours ?

Après un bac S et une prépa HEC j’ai intégré Toulouse Business School pour acquérir des compétences propres à l’entreprise et à son développement. Suite à un stage fort intéressant en finance de marché à Paris, je me suis dit que ce serait quand même plus sympa de créer sa propre boîte dans un secteur d’activité un peu plus fun et attirant que la banque.

Passionné de sports outdoor et curieux de l’industrie du textile, je suis parti lors de ma césure suivre une formation très complète de six mois sur la conception des textiles techniques à l’IUT d’Annecy (LP  PSTF), suivie d’un stage de six mois en Inde à Bangalore dans une entreprise de confection. C’est lors de cette année de césure que Hopaal a vu le jour.

– Quels bénéfices avez-vous retirés de votre passage à l’IUT ?

L’IUT m’a clairement apporté des compétences techniques dont je n’aurai jamais soupçonné l’existence en Business School, ça a vraiment été le point fort de la formation.

Au-delà de ces compétences académiques et techniques j’ai eu la chance de rencontrer de chouettes personnes sensibles aux enjeux liés à l’outdoor et à l’industrie du textile.

– Pourquoi la licence PSTF et en quoi a-t-elle été un levier pour la suite de votre parcours ?

Le choix de la licence PSTF s’est fait assez naturellement vu que venant de Business School j’avais déjà pu acquérir des compétences de Marketing / Stratégie, je recherchais donc plutôt une formation pratique, concrète orientée ‘ingénieur’. Pour travailler dans un secteur il me semble primordial de connaître la base et les fondements de celui-ci. Dans l’industrie du textile il s’agit des fibres, du design… PSTF correspond parfaitement à ça en proposant une formation très complète. Même si en 6 mois on ne peut pas tout couvrir et devenir un expert en la matière ça permet de se poser les bonnes questions et de pouvoir avoir des discussions sensées avec toutes les personnes de la chaîne de production, les fournisseurs etc. Ça nous a beaucoup aidé au lancement de Hopaal !

– Pouvez-vous nous dire ce qui vous a donné le déclic pour créer votre entreprise ?

Créer son entreprise c’est tout faire de A à Z. C’est donc une formation hyper complète, mieux que n’importe quel stage ou expérience selon mon avis. Mon envie d’entreprendre venait de toute la liberté qui y est rattachée : liberté de prendre n’importe quelle décision : bonne ou mauvaise, liberté en design, en communication, en recrutement… en tout ! Le déclic est apparu suite à mon stage en finance de marché où je me suis dit que je pourrais sûrement dépenser mon énergie à d’autres fins. Quelques 6 mois plus tard l’idée de Hopaal était apparue !

– D’où vous est venue cette idée de projet ?

Notre constat est simple.

D’un côté l’eau est l’un des plus gros problèmes de l’industrie du textile : pour la réalisation d’un simple T-shirt – entre la culture du coton et sa confection – il faut plus de 2 700 litres d’eau (le triple pour un sweat !) ! À la louche ça représente 300 packs de 6 bouteilles d’eau par T-shirt : c’est comme ça qu’on a asséché la mer d’Aral ! Alors que l’on sait que l’eau est amenée à manquer, ce gaspillage est alarmant. En faisant des vêtements recyclés on économise 98% d’eau.

De l’autre nous cherchons tous à nous impliquer dans des actions positives et à faire un geste pour l’homme et la planète mais les occasions se font rares. À chaque achat on implique donc nos clients dans des actions concrètes et pertinentes, selon leur choix, parmi 4 propositions.

On a cogité à comment régler ces deux problèmes et Hopaal est né. L’objectif est de réaliser des vêtements cool 100% recyclés en laissant nos clients reverser 10% de nos bénéfices à une cause sociale ou environnementale.

– Quelles sont les spécificités ou originalités de votre activité ?

L’ambition de Hopaal est double : minimiser notre impact environnemental et maximiser notre impact positif.

On essaye d’être le plus transparent possible ce qui demande un effort de reportage et de communication pour expliquer à nos clients les avantages du recyclage textile. Avec notre concept on travaille donc sur les spécificités suivantes :

  • Le design de nos produits, pour qu’ils soient beaux ;
  • Leur impact faible, grâce au recyclage ;
  • L’implication client, grâce aux dons.

S’habiller n’est pas une option et on a les moyens de le faire bien, faisons-le !

– Quels sont vos projets de développements ?

On travaille actuellement sur plusieurs projets de développements : du Made in France pour les produits, des collaborations avec des marques pour la visibilité de Hopaal, du recrutement pour avoir en interne des compétences techniques et du financement pour faire décoller Hopaal en France et en Europe !

– En tant que jeunes créateurs d’entreprises, quels conseils donneriez-vous à des porteurs de projet ?

Comme pour un voyage le premier pas est toujours le plus difficile à franchir, il faut se lancer ! Une fois un billet d’avion ou de train réservé le plus gros est déjà fait car ça y’est vous savez que vous partez ! Ça ne veut pas dire que c’est terminé, loin de là, mais tout ce qui va suivre : les rencontres, les expériences et compagnie vont voir le jour grâce à ce petit déclic. Conseil n°1 : Osez-vous lancer.

Avant de se lancer il vaut mieux avoir une idée et plutôt que de la garder dans un coin pour savoir si elle plaît le mieux est d’en parler à un maximum de gens autour de vous. Vous verrez leur réaction et pourrez rectifier le tir au fur et à mesure ! Pour cela il faut réfléchir au projet, le challenger un minimum et s’assurer que – aussi cool soit votre projet – il réponde bien à un besoin et à une demande. Rien de mieux qu’être à deux pour cogiter au projet et le faire avancer. Attention à ne pas trop attendre en espérant sortir un produit parfait, Reid Hoffman dit : « Si vous n’avez pas honte de votre produit quand vous le lancez, c’est que vous le lancez trop tard ». Conseil n°2 : se lancer au bon moment et avec les bonnes personnes.

Enfin, ça rejoint le conseil n°1 : il faut oser. Il faut oser se lancer au départ mais aussi oser demander aux gens les choses. La plupart des personnes seront ravies de vous aider…si vous osez leur demander. De nombreuses fois on n’ose pas demander quelque chose et on se prive d’un contact, d’une information, d’un rendez-vous qui aurait pu permettre au projet d’avancer plus rapidement. Conseil n°3 : osez demander les choses dont vous avez besoin.

Le dernier conseil est un peu bateau mais reste essentiel ; lancez-vous dans un secteur et sur un projet qui vous tient à cœur : on est toujours meilleur quand on fait quelque chose qui nous plaît !

Merci beaucoup Clément pour cette interview. Je vous souhaite le meilleur, et un bel avenir à Hopaal.

Chers lecteurs, n’hésitez pas à surfer sur le site web : https://hopaal.com/

Lynda Leguillier
Responsable Communication &Relations Extérieures
IUT Annecy Université Savoie Mont Blanc

©Thomas Lodin

 

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